Marquer d’quoi (1/2) – Ava Polaire

« Retournes-y, gruger ton arbre, si ça te manque tant que ça ! » – F.B.

 Ben, c’est ça.

Ce texte s'est mérité la mention «coup de coeur» du jury

Ce texte s’est mérité la mention «coup de coeur» du jury

Bio Hazards

Ça n’arrivera pas
Pas par choix
Je ne programme rien
Je suis, fortuitement
Un hasard du temps

Si t’es go, sort
Barbe bouille
Tu m’énerves
Tu m’énerves
Tu m’énerves

Entends
Passe droit
Ne t’arrête pas
Regarde ailleurs
Ne réponds pas

De toute façon
T’as rien à me dire
For I am nothing
But a merry lamb
De steaGosaure.

 

Faux positif

J’accueille l’inélégant
Pour savoir ce qu’il sait
Sans qu’il se soucie
Quand il saigne, de fendre

Ça fessera pas de tort
J’ai des yeux pour parler
Et des lèvres pour entendre
Diminuer le trait
Favoriser l’été

Je sais que je ne sais pas
Antenne à troubler le trouble
Me désencaustique la masse, l’Instinct
Me dit toujours qu’il me dira

Quand est-ce-que-cé – que c’est.
Que mon doute ne grandira pas
Que le souvenir diminuera
Tout bas

Ça n’arrivera pas
En bas dépareillés
A’ec l’œil hagard, mêlé,
En retard;
Ça arrivera pas, mais un m’ment ’né
Ça fessera pas de tort, juste

Je n’attraperai pas
Sans qu’on m’attache d’abord.

 

Caramel Statement

Flash.
Fourbe de Petit Pois
Comme un goût dans’ tête
Du sucre salé en bouche

Revoit donc
La Rouge, la Folle.
Elle
Frôle la vie
Croît en désir
Suscité

Avoir menti à’place
Carton jaune.
Le feu et le foin en pruches
Le cœur m’en tourbe
Boulot noir
Malaise

Débattre le faire
D’une trail à bois.

Muselée d’espace
Muselée en douce
Glisse
Neige fait mousse

Savoir d’apprêt
Dirait la Famille
Tire, tire-lé,
Plus fort
Autrement,
Toute le doute s’accroche après.

Je n’suis Pas Gen-Tille,
aAAh

Allez! Courage de course.
Le comble
Après le plat
Crampe lactique attaque
J’ai pus mal
Momentanément.

Survivre ou fondre
C’est pareil.
C’est pas un combat
C’est pas une raison
Change-moi pas.

T’as-tu su ?
As-tu tu ?
Ben non. Lalalère
On était pas là. Nous.

 

Dehors, Movembre

Si le préfini pouvait parler…
Ces rasades de rires
Oh, comme d’accoutumée
Par soutient des coudes
Montent aux idées

Et Maria la Franche, Veilleuse…
Capitaine des Sens, recherchés

C’est pas vraiment  Art déco
Mais c’est d’un bel écho
Ça s’accote à tou’é soirs
Ça placote mur à mur et miroirs
Tout à fait rebrousse post-moderne
Caribou pile s’arrvire su’un 25 cennes

Tête de Tuk-tu
Sans potes d’hier
S’appuyer en dentier
Sur tout le zinc du coin
Gâtés pourris
Bon gré mal gré,
Moyens du bar;
Sablière

Dehors de déni
Va s’engranger pour l’hiver
Va savoir comment,
D’abord cru, ç’a l’air
Sans anonymat,
Sans toute craire
No gain, no pain
Movember vain

Manquera pas de mots pour se rasoir
Pas besoin d’yeux pour s’émouvoir
Ligue de pool avec pas d’piscine
Arbre généré de fools, ça me racine
Photos partout, quand j’en étais, allez!
I’m back.
Over the bills and Far Far Away…
Je suis ici comme j’ai toujours été
Sauf-éconduite, grandie, dimmée

La fille du P’tit Untel
Les pommes sont toujours belles
Me rêver l’soir, au coin du zinc.

 

Faire des vraies feintes

Défaire l’occupation
Refaire en demi-citrons
L’esquisse d’un sourire à 50 cennes
L’oiseau-moqueur de benne

Trouver l’trouble aussi beau
Que lorsqu’on l’a quitté
Mais sans jamais plus applaudir
Rien à feindre
Joues à teindre
Jougs à plaindre
Le Jour va poindre

Savonne, savonne sans Foi
Pardonne, pardonne, mais ne t’excuse pas
Croire une lune tiède trop salée
Tango stupido sept-carré
Attendre entendre compter les Contres
L’heure de la redite va sonner
Faux.

Belle
Des fois
Pas Celle, toutefois.
Tout va

J’attends
Le vent qui tourne
Je suis à l’Abri, je ris – Moqueusement

 

 Je me lève tous les jours

Très lentement.
Par habitude de croire
J’ai bien « peut » – tant que j’ai pu
Les possibilités de l’ignorance, elles;
Sont…
Plus ou moins grandes ?
Et la stupeur s’en suit,
Au devant de toute banalité…
Je sais pas quoi,  moi »; «toujours»

J’en reviens quand d’être à l’École normale ?
Crisse
S’ils savaient
S’ils sentaient
Celle qui délivre la marchandise
Celle qui m’aime me suive

J’ai une pellicule
Perméable aux autres
Je suis moi par transferts d’emprunts
De ceux
Qui trouvaient la solution à l’inconnue
En me posant comme le problème
Erronément en Tabarnak.

 

Playoffs, Darwin

Et j’en ai soupé, des étiquettes à botch
Qui fait les frais, fous dans une poche
J’ambitionne aux familles des pauvres,
Pauvres tarés
Une société adaptée

Un menu pour tous, sans sel ?
Pas plus que moi j’aurais dû être malade
Je n’avais pas le kit pour survivre aux salades
Que personne ne prenne ça personnel

Paix à ceux, courageux, qui jouent, pas-ok
Car je sais, je sais,
Les murmures des Séries B-vitrées
L’Hors-jeu, l’asti d’puck qui r’vient pas.
Pas facile, pas facile…
« Et surtout ne cinglez pas ! »

Maladies nerveuses à causes inconnues
De recherches insues – Mon cul –
Paix sur la terre au DSM : de bonne volonté
Fou, c’estcertes pus à date
Mais rien de tant précisé

Toutes
Les pathologies sont au corps, big
Blessure au haut, blessure au bas
Quelle différence, vraiment.
Basta les serments d’hypocrites!
La sélection naturelle, c’est à la naissance.

Devine, d’instinct, le barbelé
La complaisance casquée

Avec les injustes :
Les analystes-charlatans
Et autres, charmants, commentateurs
« live en direct » du désespoir,
De nos mémoires
Noires

Des fois on en vient à se dire pareil
Qu’est-ce qui est mieux de croire ?
S’i faut partir, s’i faut rester, ciboire ;

Les deux c’pas toujours clair.

 

 

 


 

La seconde partie de Marquer d’quoi se trouvera dans notre prochain numéro! 

 

 

 

 

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